Avant l’annonce, prenez quelques précautions

C

hacun va, même inconsciemment, penser à ses propres intérêts après une telle annonce. Il vaut donc mieux prendre les devants à propos de la documentation - des demandes deviennent suspectes après - et en prévenant des réactions irrationnelles.

Levez des copies de la documentation

Peu importe l’importance de l’annonce et votre estimation d’une issue pacifique : avant celle-ci, préservez les documents essentiels pour défendre vos intérêts (la liste peut être préparée par un avocat ou s’inspirer de celles figurant en annexe) en les numérisant (gardez le support de données loin du domicile !) ou en les copiant préalablement.

Gérez le risque de réactions irrationnelles

Si vous craignez des réactions irrationnelles (enlèvement d’enfant et siphonnage de comptes en particulier), vérifiez avec votre avocat les moyens d’agir. Celui-ci pourra coordonner l’annonce à des requêtes de mesures superprovisionnelles de l’autorité (ex. confiscation du passeport, blocage des comptes).

Le risque de suicide

C’est une crainte parfois entendue, parfois menacée ouvertement ou à mots couverts par la personne concernée. Il n’est pas aisé de l’ignorer.

Le garder pour soi ?

La primeur de l’annonce est normalement à la personne concernée. S’il est légitime que vous en parliez à des proches, triez-les sur le volet et évitez que ceux-ci n’ébruite vos propos. Il vous serait plus difficile alors de revenir sur votre décision si vous en éprouviez le besoin. Par ailleurs, apprendre la nouvelle « par la bande » serait très mal vécu par la personne intéressée, qui sera alors beaucoup plus fermée à la discussion.