« Je veux ce à quoi j’ai droit » ou « je veux ce qui est juste »

L'

une ou l'autre de ces phrases est entendue chaque semaine, au moins, dans n'importe quelle étude d'avocat.

Il se cache derrière une certaine modestie, que j'estime toutefois dangereuse à plus d'un titre : 

  • "ce à quoi j'ai droit" correspond à une demande maximale : la phrase correspond en fait à tout ce à quoi j'ai droit, ce qui peut amener le mandataire à défendre âprement certains intérêts conflictuels, alors que la personne concernée aurait peut-être voulu davantage de autre chose ;
  • "ce qui est juste" est compliqué à interpréter. Souhaitez-vous quelque chose de moralement équitable ? De juridiquement correct ? Aucun avocat n'aura la même lecture de ce qui est "juste" ou ce qui ne l'est pas.

Dans cette position, je vous propose plutôt de demander "quels sont mes droits ?" à votre avocat. Il vous donnera alors une réponse maximale, mais vous pourrez davantage trier ce qui vous intéresse.