Travaillez la liste avec votre avocat

V

os priorités sont fixées ; il est maintenant l'heure d'en vérifier le réalisme. Votre avocat ne sera peut-être pas à même de vous indiquer, de suite, la probabilité d'obtenir gain de cause sur chaque question, mais il devrait, de par son expérience, vous indiquer ce qui sera réaliste du point de vue juridique.

Ne confondez pas cette étape avec l'opposition du conjoint : dans de très nombreuses situations, un époux pense qu'il n'obtiendra pas une chose légitime du seul fait de l'opposition de son conjoint. D'une part, l'opposition de l'un ou de l'autre n'a qu'une portée limitée sur les questions juridiques à résoudre. D'autre part, le but de l'exercice est de faire le tri dans vos priorités et non celles dictées par votre conjoint.

Que faire des attentes peu réalistes ?

Trois attitudes sont possibles :

  • vous persistez, en prenant le risque de perdre, sans négociation possible ;
  • vous le négocier contre une concession ;
  • vous l'abandonnez en connaissance de cause.

La première option est rarement à votre avantage, mais elle est possible.

La seconde correspond au sens même de cet exercice : les attentes peu réalistes mais d'importance à vos yeux peuvnt être négociées contre des points secondaires.

La troisième et dernière est sage si l'attente n'a que peu d'importance à vos yeux.

Que faire si vos attentes sont basses ?

Prises dans leur ensemble, des attentes trop basses présentent aussi plusieurs problèmes.

Vous devez vous assurer que vos attentes correspondent à vos besoins réels, en d'autres termes que vous ne les avez pas sous-évalués, peu importe pour quelle raison.

Des attentes trop basses brident votre mandataire dans son travail. Il doit pouvoir négocier pour votre compte ; en d'autres termes, il augmentera peut-être ces attentes dans le seul et unique but de conserver une marge nécessaire de négociation.